À partir de cet été 2026, un changement réglementaire va modifier en profondeur le quotidien de nombreux retraités. Jusqu’ici, un dispositif d’exonération appliqué automatiquement dès 70 ans va être repoussé à 80 ans, bouleversant l’équilibre financier de milliers de foyers. Une évolution discrète dans sa forme, mais lourde de conséquences dans ses effets, notamment pour les personnes dépendantes de services à domicile.
Cette mesure concerne près de 350 000 retraités, selon les données de l’Urssaf. Concrètement, l’avantage qui permettait de réduire le coût des services d’aide à domicile ne sera désormais accessible qu’à partir de 80 ans. Pour les personnes âgées entre 70 et 79 ans, la suppression de ce seuil se traduit par une augmentation immédiate des dépenses liées à l’assistance quotidienne, un poste souvent essentiel au maintien de l’autonomie
Une hausse du coût de l’aide à domicile redoutée par les ménages
Derrière cette réforme, l’État avance un objectif budgétaire clair. Selon la direction de la Sécurité sociale, cette modification doit permettre d’économiser environ 100 millions d’euros. Mais pour les ménages concernés, l’impact est bien différent : une hausse estimée à près de 15 % sur les services à domicile, qu’il s’agisse d’aide ménagère, d’assistance personnelle, de jardinage ou encore de soins réalisés à domicile, rapporte Le Journal des Femmes.
Un décret publié le 8 avril 2026 précise ce changement en ces termes : « modifie la condition d’âge, en passant de 70 à 80 ans, pour ouvrir droit au bénéfice du dispositif d’exonération de cotisations patronales au titre de la rémunération d’aides à domicile ». Initialement envisagée pour le 1ᵉʳ janvier 2026, la réforme a finalement été repoussée au 1ᵉʳ juillet sous la pression des organisations professionnelles.
Dans les faits, la suppression de cet avantage entraîne un renchérissement direct du coût des emplois à domicile. Jusqu’à présent, les particuliers employeurs étaient exonérés de cotisations patronales de Sécurité sociale dans la limite de 65 heures par mois. Désormais, ils devront s’en acquitter, ce qui augmente mécaniquement le coût horaire d’une aide à domicile, notamment au niveau du Smic.
L’aide à domicile directement impactée par la réforme
Selon la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem), la hausse s’élèvera à environ 2,15 euros bruts par heure pour un salarié payé au Smic, et pourra atteindre jusqu’à 3,18 euros pour des rémunérations plus élevées. Une augmentation qui peut sembler marginale à l’heure, mais qui devient significative sur une base mensuelle ou annuelle pour les foyers concernés.
Les exemples concrets illustrent rapidement l’impact de cette réforme. Pour 20 heures d’aide à domicile par mois au Smic, la facture augmente d’environ 43 euros mensuels, soit 516 euros par an. Pour une assistance plus importante de 50 heures mensuelles, la hausse grimpe à plus de 107 euros par mois, représentant jusqu’à 1 290 euros supplémentaires par an avant compensation fiscale.
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Alors que l’année 2026 débute dans quelques jours, 17 millions de retraités se posent sûrement la question : à quelles dates seront versées leurs pensions de retraite ? Femme Actuelle vous répond.
La France compte 17 millions de retraités, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Et chaque année, tous se posent une question : à quelles dates seront versées les pensions de retraite en 2026 ?
En cette fin d’année 2025, les principaux régimes de retraite ont publié leur calendrier de versement des pensions pour l’année prochaine. Voici les dates à retenir.
Un paiement décalé des retraités de la fonction publique d’État
Pour les retraités du secteur public, c’est à la fin du mois que sont versées les pensions. Cela vaut pour tous les anciens fonctionnaires : de l’État, territoriaux, hospitaliers (CNRACL), mais aussi pour les agents non titulaires de la fonction publique (Ircantec).
Voici le calendrier de versement pour les retraités du secteur public :
- Janvier 2026 : mercredi 28 (CNRACL, Ircantec) et jeudi 29 (agents de l’État)
- Février 2026 : mercredi 25 (CNRACL, Ircantec) et jeudi 26 (agents de l’État)
- Mars 2026 : vendredi 27 (CNRACL, Ircantec) et samedi 30 (agents de l’État)
- Avril 2026 : mardi 28 (CNRACL, Ircantec) et mercredi 29 (agents de l’État)
- Mai 2026 : mercredi 27 (CNRACL, Ircantec) et jeudi 28 (agents de l’État)
- Juin 2026 : vendredi 26 (CNRACL, Ircantec) et lundi 29 (agents de l’État)
- Juillet 2026 : mercredi 29 (CNRACL, Ircantec) et jeudi 30 (agents de l’État)
- Août 2026 : jeudi 27 (CNRACL, Ircantec) et vendredi 28 (agents de l’État)
- Septembre 2026 : lundi 28 (CNRACL, Ircantec) et mardi 29 (agents de l’État)
- Octobre 2026 : mercredi 28 (CNRACL, Ircantec) et jeudi 29 (agents de l’État)
- Novembre 2026 : jeudi 26 (CNRACL, Ircantec) et vendredi 27 (agents de l’État)
- Décembre 2026 : jeudi 23 (CNRACL, Ircantec) et mercredi 23 (agents de l’État)
Comme le rappellent nos confrères du journal Le Parisien, il est à noter que chaque versement est accompagné de la RAFP, la retraite par capitalisation collective des fonctionnaires.
Les retraités de Moselle et d’Alsace bénéficient d’une particularité avantageuse
Du côté du privé, le versement est différent : il est effectué au début du mois suivant le mois indemnisé. Par exemple, un retraité du privé recevra sa pension du mois d’avril au début du mois de mai. C’est le cas pour l’Assurance retraite, versée par la Cnav pour les salariés d’Île-de-France et les Carsat en régions, mais aussi la MSA destinée aux agriculteurs ou encore l’Agirc-Arrco – la complémentaire des salariés du privé.
Concrètement, les pensions de retraite relevant du régime général sont versées le 9 de chaque mois, sauf si celui-ci tombe un samedi, dimanche ou jour férié. Dans ce cas, la pension est payée le premier jour ouvré, précédant ou suivant le 9, comme en mai, août et décembre 2026.
Voici le calendrier de versement pour les retraités du secteur privé :
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