Kebab : quelle viande se cache vraiment dans votre sandwich ?

Kebab : quelle viande se cache vraiment dans votre sandwich ?

Chaque année, les Français consomment pas moins de 360 millions de kebabs, faisant de ce sandwich un pilier incontournable de la restauration rapide. Pourtant, derrière la broche dorée qui tourne sous les radiants, une question cruciale demeure pour le consommateur : pour son kebab, quelle viande choisit-on réellement et que mange-t-on vraiment ? Entre recettes traditionnelles, alternatives industrielles et réalités d’étiquetage, le contenu de nos assiettes réserve parfois quelques surprises.

La tradition face à la réalité du marché occidental
À l’origine, dans l’Empire ottoman, le döner kebab traditionnel se préparait exclusivement avec de la viande d’agneau ou de mouton. Apprécié pour sa tendreté et son gras naturel qui nourrit la chair à la cuisson, l’agneau a pourtant presque totalement disparu des échoppes occidentales.

Plusieurs raisons expliquent ce déclin. D’une part, son goût et son odeur prononcés plaisent moins au public européen. D’autre part, son coût élevé et sa tendance à noircir rapidement à l’air libre freinent les restaurateurs. Lors d’un test aléatoire mené à Paris, aucun des vingt snacks visités ne proposait d’agneau.

Pour remplacer cette recette historique, deux alternatives se partagent aujourd’hui le marché :

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