La teneur en sel s’avère également préoccupante. Les analyses montrent qu’un seul kebab contient environ 6 grammes de sel, ce qui dépasse l’apport quotidien maximal recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les graisses ne sont pas en reste, représentant environ 40 grammes par portion, soit près des deux tiers des besoins journaliers d’un adulte.
Un marché à deux vitesses entre « grec » et gourmet
Le secteur affiche aujourd’hui une fracture nette entre l’entrée de gamme, proposé entre 5 € et 7 € et s’appuyant sur des broches de dinde reconstituée, et le segment « gourmet ». Pour un tarif compris entre 8 € et 12 €, ces nouvelles enseignes misent sur de la viande fraîche de veau ou de poulet d’origine locale, du pain cuit sur place et des sauces maison.
Cette dualité n’empêche pas le succès de ce plat, également appelé « grec » en Île-de-France par héritage des immigrés helléniques et de leur traditionnel gyros. Que l’on recherche un plaisir coupable de fin de soirée ou une expérience gastronomique plus raffinée, l’important reste de bien choisir son adresse en privilégiant les établissements transparents sur la provenance de leur chair.